Artiste plasticien

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Old shop - 80 x 80 cm - Mars 2017
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Ma thématique actuelle : URBAN LANDSCAPE

Le street art fait parti de ce paysage urbain mais au-delà de l’intentionnalité du grapheur et de ses oeuvres ce qui m’intéresse davantage c’est le support, les murs qui les reçoivent.

Galerie de D SAINT ROMAIN
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La trace laissée par l’activité humaine, frottements et salissures au fil des passages, dégradations volontaires, rayures, replâtrages, messages laissés au regard des autres. 

Mais aussi l’usure du temps, la rouille et la crasse qui coulent, la patine sur les palissades tout ce qui est laissé par ce qui tombe d’en haut, la pluie, la poussière, l’humidité ambiante. En ça mes toiles sont souvent sales, les couleurs vives ne m’attirent pas de même que la surabondance de teintes. Trop de couleur me déroute. Il doit se passer quelque chose mais il ne faut pas perdre l’observateur dans une trop grande quantité d’informations.

Et là, j’utilise toute la technique que la pratique me permet de découvrir au fil des œuvres. La méthode est empirique : tu agis donc tu apprends. Car c’est une découverte continuelle : lavis, glacis, lavage, arrachage, empâtement, superpositions, aspersion, rainurage, raclage… Les couleurs ne réagissent pas de la même façon à ces épreuves et là est toute la difficulté.

Dernières créations et actualités : voir le blog.

C’est pour ça que je dis que je pratique l’archéopeinture. Les couches successives sont là pour être grattée et pour révéler la couche inférieure avec ce qu’elle apporte de surprise et de découverte. Dans chacune d’elles il me faut aller chercher le relief, la couleur, la lumière ou l’absence de lumière, qui vont, accolés les uns aux autres révéler ce qui doit être montré. Comme les archéologues qui, avec leurs pinceaux, nettoient les vestiges pour les révéler sans les détériorer et qui ne savent pas ce qu’ils vont trouver. Peut-être en ont-ils une vague idée mais rien ne saurait se révéler totalement avant que le tout ne soit déblayé dans son intégralité. C’est ce que me cachent les strates de peinture que je cherche à  découvrir pour révéler ce qu’elles contiennent d’idée à promouvoir, d’émotion à transmettre, de concept à développer. Cette archéologie est une archéologie contemporaine car ce que je cherche à exprimer est contenu dans l’actualité et l’urbanité de nos cités, de nos modes de vie.

Pour moi une toile ce n’est pas une décoration sur un mur. C’est avant tout le moyen d’expression privilégié de l’artiste. Le vecteur par lequel il exprime ce qu’il ressent et ce qu’il a à dire. l’esthétique compte moins que le contenu. On nous a dit par le passé « tout est art », alors le premier des créateurs serait la nature. Personnellement je suis de ceux qui pensent que l’art est le fruit d’une démarche et / ou d’une réflexion. C’est un média qui sert à véhiculer les émotions ou les idées de l’artiste pour aller à la rencontre des autres.